L'amie imaginaire

L'amie imaginaire
Je ne savais pas que le ciel pouvait reprendre les cadeaux qu'il nous offrait. Qu'ai-je fait de si mal pour mériter ça ?
Ce mystérieux cadeau m'est parvenu lorsque j'étais en 4ième, l'un de mes meilleurs amis a tenu à me présenter une nouvelle amie à lui dont il était dingue à l'époque il me semble. Cette fille il l'a connu par le biais de la cousine à celle-ci qui était une amie à la s½ur de mon ami qui était dans le même collège que nous. Aussi cette cousine habitait dans le même village que mon ami, mais il me semble qu'elle a déménagé depuis.
Pour en revenir à cette mystérieuse fille, il me semble qu'elle et mon ami sont brièvement sortis ensemble (par correspondance) avant qu'il ne me la fasse connaître. Avant que je la connaisse, lorsque mon ami me parlais d'elle je n'y donnais pas plus d'importance que ça, je ne me doutais pas qu'elle était si merveilleuse.
Arriva enfin le merveilleux jour où nous nous sommes connus, mon ami Tony m'a donné son adresse msn, car malheureusement, cette fille n'habitait pas dans le coin. Quand j'y repense, ça ne m'étonne pas, ça aurait été trop facile, trop beau, mais d'un autre coté, si nous aurions été proche l'un de l'autre géographiquement parlant notre relation n'aurais sans doute pas été la même, pas aussi compliqué, belle et longue.
Le soir de notre rencontre est maintenant un peu trop lointain pour que je l'explique en détail mais tout ce que je peux certifier c'est que le courant est passé immédiatement. Nous nous sommes rendu compte que nous avions beaucoup de point communs et pratiquement les mêmes goûts, nous ressentions les mêmes choses, nous nous comprenions parfaitement. Nous étions tous les deux dans notre monde, un monde féerique, un vrai conte de fée. Elle, c'était moi mais dans le sexe opposé, du moins c'était l'impression que j'avais de temps à autres. De plus cette fille avait un physique attachant, si je n'avais pas compris le sens du mot « magnifique », je crois qu'elle me l'aurait appris. A mes yeux elle était parfaite, aucun de ses petits défauts ne réussissaient à défaire la fascination que j'éprouvais pour elle, au contraire, j'aimais ses défauts, ils participaient à la rendre parfaite. A chaque fois que je lui parlais je pouvais ressentir en elle cette mélancolie, ce romantisme, cette poésie et cette philosophie que j'aime tant aussi et qui étaient les piliers de notre relation. Nous nous sommes donc très vite attachés l'un à l'autre. Je pense que j'ai toujours été quelqu'un de très sensible au fond de moi, mais j'ai l'impression que cette personne me l'as fait remonter à la surface et l'as fait s'amplifier, j'ai l'impression qu'elle ma formé sans le vouloir. Aussi j'arrivais à rattacher tous ce que je voyais ou vivais à elle, surtout ces derniers temps. Un rien me faisais penser à elle.
Un peut plus tard la fille m'as parlé d'une amie à elle, la meilleure à l'époque, celle-ci avait vu une photo de moi et me trouvais mignon, elle voulait me connaître aussi. En la connaissant mieux je voyais bien qu'elle était amoureuse, mais le problème c'est que moi la seule fille qui m'intéressait c'était « p'tite fée ». Et j'ai appris plus tard qu'elle aussi voulait être avec moi. On a donc cherché un moyen pour sortir ensemble sans faire souffrir son amie, mais deuxième problème, mon ami Tony était encore amoureux de p'tite fée, il fallait donc trouver un moyen pour ne pas les faire souffrir tous les deux. Nous avons ensuite décidés de se jeter à l'eau et sommes sortis ensemble malgré tout, nous avons d'ailleurs failli perdre nos deux amis sur le coup mais finalement ils se sont connus eux aussi et sont sortis ensemble. C'est à partir de cette période qu'on a eu cette grande envie de se rencontrer pour de vrai, même si on savait que ça n'allait pas être aussi simple que sur msn. Quant je pensais que sa cousine était dans mon collège, ça me paraissais invraisemblable. On était tout excités à l'idée qu'on puisse se voir en vrai, c'était comme si on allait rencontrer un ami imaginaire, on ne pensait pas que c'était possible, et ça allait être l'occasion de vérifier si on existait vraiment, et si on était pareille que sur msn, car derrière notre ordinateur on ne peut pas être vraiment sûr de savoir à qui on parle vraiment, et pour nous c'était peut être trop beau d'avoir trouvé une personne avec qui on s'entend aussi bien.
Le jour de notre rencontre est enfin arrivé, et comme prévu il est passé à une allure folle, pourtant nous nous ne sommes pas adressé la parole une seule fois, nous étions tous les deux trop timides, moi et mon ami sommes restés à l'écart et elle et ses amis de même, mais ça a quand même été un moment intense pour moi. Cette journée terminé je m'en suis voulu de n'avoir pas fait d'efforts pour lui parler, j'avais peur de l'avoir déçu et que tout soit fini, et il était clair que nous n'allions pas continuer à sortir ensemble, cependant notre relation est resté la même qu'avant. Elle est resté ma meilleure amie et nous avons continués à nous dire « Je t'aime » à chaque fois qu'on se quittait. Après ce jour il y a eu des périodes où nous nous sommes moins parlé que d'autres mais le courant passait toujours aussi bien. Depuis ce jour nous n'avons pas arrêtés de chercher un moyen de se rencontrer sans être mal à l'aise, et en essayant d'être comme on est sur msn. Nous avions peur de nous décevoir mutuellement et que ça mette fin à cette belle histoire. Nous nous sentions comme dans une prison informatique, et nous avions l'impression que personne ne pouvait comprendre ce que nous vivions et nous aider, nous nous sentions comme seuls au monde. Je me suis toujours senti protecteur envers elle, à chaque fois que quelqu'un parlais d'elle ça me contrariais, j'ai toujours eu peur qu'on dise du mal d'elle, elle ne le méritait vraiment pas, ou que quelqu'un d'autre dans mon entourage ne fasse sa connaissance, pour moi elle était à moi, elle m'appartenait, personne ne méritais de la connaître, même moi je me trouvais pas assez bien pour elle, c'est pourquoi j'ai toujours évité d'en parler à qui que ce soit excepté Tony qui la connaissais autant que moi. Il faisait parti de notre histoire.
Pour moi nous étions fait l'un pour l'autre, elle aussi paraissait le croire au début, je me disais que pour le moment nous profitions de notre jeunesse tous les deux de notre coté mais que plus tard nous aurions été ensemble quoi qu'il arrive, comme un conte de fée, je me voyais vivre heureux avec elle. Du coup lorsque j'avais un problème de c½ur je n'avais qu'à penser à elle pour me remonter le moral, car parmi toutes les filles avec qui je suis sorti ou que j'ai même vu, c'était avec elle que je voulais vraiment être, et pour moi le fait qu'on termine ensemble était inévitable.
Ensemble nous avions des rêves, nous rêvions d'être voisin et d'être tout le temps ensemble pour parler jusqu'à point d'heure, main dans la main, en nous promenant ou en étant blottis sur un canapé près d'un feu... C'était ma confidente, elle était la fille qui me connaissait le mieux intérieurement. Mais nous nous connaissions sans vraiment nous connaître.
Plus tard nous avions l'impression que nous étions tous deux dans un monde différent mais parallèle, mon monde comprenais tous les lieux qui formaient mon quotidien, en particulier mon village, et de même pour le sien. Pour nous ça n'était pas possible de pénétrer dans le monde de l'autre, il y avait comme un règlement qui l'interdisait. Aussi nous avions l'impression d'être comme des amis imaginaire, puisque nous nous parlions sans jamais pouvoir nous voir, nous étions comme un rêve.
Un soir nous nous sommes dis qu'il serait peut être bien qu'on essaye de s'appeler au téléphone, ça nous apprendrais à nous parler en vrai, petit à petit, les conversations auraient étés de plus en plus longues à chaque appels. Mais nous n'osions pas, c'était une chose encore inconcevable pour nous. Elle m'a proposé tout de même de m'appeler juste pour m'entendre dire « allô ? », juste pour entendre ma voix, malgré qu'au téléphone celle-ci soit quelque peu déformé, ensuite elle raccrocherait sans dire un mot, elle n'avait pas le courage et avait peur d'être prise d'un fou rire. J'ai donc été d'accord et ai réussi à dire ce mot tout simple qui me paraissais imprononçable à cause de tout ce stresse. Elle n'en revenait pas et moi non plus, c'était la première fois qu'elle entendait ma voix, et quand je pensais qu'elle était au bout du fil, ça me rendait dingue. Plus tard j'ai été curieux de voir où elle habitait, j'ai donc noté son adresse sur Google map, et je connais maintenant l'itinéraire pour aller de chez moi à chez elle par c½ur.
Quelques temps après, comme je n'arrivais vraiment pas à lui envoyer un fichier par Internet, j'ai décidé de lui graver sur CD et de lui envoyer par la poste joint d'une jolie lettre, ça allait rendre nos existences plus réelles. En la lui envoyant j'avais l'impression de briser toutes les règles, je ne savais pas si la lettre allais lui parvenir, quant je pensais qu'elle provenait de mon monde, qu'elle avait été écrite par moi, et qu'elle allait bientôt être dans les mains de mon amie, je ne pouvais pas le concevoir. Mais cette lettre qu'elle attendait avec impatience lui est parvenue et elle lui fit beaucoup plaisir, elle voyait pour la première fois mon écriture, qui lui a aussi beaucoup plu d'ailleurs. Elle m'a ensuite envoyé une lettre quelques jours plus tard elle aussi, qui ne m'ai pas parvenu tout de suite, avant cela nous avons réussis à nous rencontrer. Mais nous étions trop hâtifs. La veille de ce jour nous étions tout excités, nous n'arrivions pas à croire qu'on allait se rencontrer si rapidement, seuls tous les deux, et je ne sais pas pourquoi nous étions particulièrement confiants, surtout elle. Mais à l'intérieur nous n'étions pas encore prêts à nous rencontrer. Ce soir là j'ai même réussi à l'appeler pour lui dire comment nous allions procéder, et elle me répondait sans hésitations, j'ai même réussi à lui sortir notre éternel « Je t'aime », je n'arrivais pas à me rendre compte de ce qu'il se passait, c'était incroyable. Sur msn elle avait tendance à dire que je l'idéalisais trop, je savais qu'elle se trompait. Le lendemain, avant d'aller la rejoindre à Grenoble, j'étais terriblement stressé, d'un coté j'avais l'impression que le temps passait lentement parce que je voulais être enfin avec elle, et j'avais aussi le sentiment que ça allait bien se passer, mais d'un autre coté j'avais l'impression que le temps passait vite car je ne me sentais pas encore prêt, je préparais dans ma tête ce que j'allais lui dire en la voyant, ainsi que des sujets de conversations. L'instant fatidique arrivé, tout s'est passé à merveille du début à la fin, nous n'étions pas stressés, elle m'a fait visiter partiellement son monde, j'ai vu son lycée, où elle habitait et nous avons même croisé son père accompagné de sa s½ur en voiture et des amis à elle de loin, nous avons bien parlé, je n'avais même plus envie de repartir, nous avons tous les deux trouvés que c'était comme sur msn, et à la fin nous nous sommes même fait un câlin. C'était comme si mon rêve le plus fou se réalisait. Durand tout l'après midi je l'ai admiré autant que je le pouvais, je n'arrivais toujours pas à en croire mes yeux, elle était comme je l'imaginais. Evidemment tout est passé à une allure folle, et lorsque nous avons dû nous quitter, j'ai eu l'impression de ne pas l'avoir vu partir, elle a carrément disparu, et elle m'a manqué immédiatement, tout ce qui s'était passé m'a paru n'être qu'un rêve, comme si rien de tout ça ne s'étais passé. Mais on allait enfin pouvoir s'apprécier en vrai. Je lui ai même promis de lui montrer mon monde à mon tour. Nous avions enfin trouvé la solution. Tout s'est enchaîné tellement vite, et s'est pourtant passé si bien, c'était trop parfait pour être vrai, je savais qu'il allait y avoir une mauvaise conséquence en contre partie.
Depuis cette journée jusqu'à aujourd'hui il n'y a plus eu un seul jour où je ne pensais pas à elle, mais j'avais l'impression de l'avoir déçu, c'était peut être physiquement, sinon je ne vois pas vu qu'elle m'avait dit que j'étais comme sur msn. Quelques jours plus tard j'ai enfin reçu sa lettre que j'ai adoré et que je garde précieusement, elle y avait même joint une pièce de deux centimes qu'elle m'a conseillé de prendre comme porte bonheur car le deux était son chiffre fétiche, ce que j'ai fait volontiers. Je l'ais donc percée et accrochée à mon coup pour ne pas la perdre. Elle a une immense valeur pour moi, ça me bouleverserait de la perdre, vu qu'elle vient d'elle, elle serait irremplaçable, et puis c'est l'un des seuls souvenirs qu'il me reste. Mais rien ne s'est plus passé comme avant, je savais que notre rencontre allait changer les choses, mais pas autant que ça. Son comportement n'était plus le même. C'était comme si le fait de nous avoir rencontré avait crée un bug, ou alors était-ce notre châtiment pour avoir enfreins les lois de nos deux mondes. En plus ces temps ci je n'allais pas très bien moralement, et tout a empiré lorsque mon ami Tony a reproché à mon amie de ne pas lui en avoir parlé, il lui a dit qu'elle était la coupable, ce qui n'était pas vrai, elle avait juste bien gardé mon secret comme elle savait si bien le faire. Ca l'a mit dans tous ses états, et elle a voulu sortir de ma vie, pour elle comme pour moi le regard des autres et très important, et elle ne voulait pas que les personnes de mon monde pensent du mal d'elle, ce que je comprends très bien, mais moi il m'en aurait fallu plus pour que je me détache d'elle. Parfois je lui disais que je l'aimais plus qu'elle ne m'aime pour la charrier, elle avait beau le nier et dire tout ce qu'elle voulait, j'avais raison.
Cette période a été la plus désagréable de notre relation, peut être même de ma vie. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait en elle, je ne la comprenais plus. Elle m'a dit que je lui faisais peur, que ça allait trop vite, j'avoue que je lui ai mis un peu la pression, je voulais être tout le temps avec elle, et connaître ses amis, je voulais faire parti intégrante de sa vie. J'éprouvais même une certaine jalousie envers ses amis, j'étais jaloux qu'ils puissent profiter d'elle au quotidien, et pas moi. J'avais l'impression qu'elle ne voulait plus me revoir du tout, elle avait même renoncé à me dire notre « Je t'aime », elle disait qu'elle ne voulait plus me faire de promesse. Si je ne pouvais pas l'apprécier en vrai, je voulais au moins que tout redevienne comme avant, mais ce n'était pas possible non plus. Alors je soufrais, je n'ais jamais autant souffert pour une fille, elle a même réussi à m'arracher quelques larmes, je sentais que c'était la fin, mais si je ne pouvais pas vivre dans ses bras, je voulais au moins rester un bon ami pendant très longtemps, je ne concevais pas ma vie sans elle, depuis que je l'ais connu ma vie a tourné autour d'elle. J'avais maintenant l'impression que notre relation repartait dans l'autre sens, j'avais l'impression de la connaître de moins en moins, et qu'on se dirigeait vers le stade où nous ne nous connaissions pas encore. Petit à petit nous revenions à la dure réalité, la vie n'est pas un conte de fée, nous qui ne voulions pas grandir, j'ai l'impression que nous avons tout deux mûris d'un seul coup, et elle en première. Je me disais que finalement nous ne nous ressemblions pas tant que ça, elle est extravertis, plutôt travailleuse, nous n'avons pas du tout le même style de vie... Au bout d'un moment j'ai perdu espoir, et j'en avais marre de me faire autant de mal pour elle, je pensais qu'elle m'avait sauvé lorsque j'allais mal, mais en faite j'avais plutôt l'impression qu'elle allait finir par me tuer. Alors j'ai décidé de couper les ponts sans rien dire et de l'oublier. Ca commençait à marcher, jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive de mon absence. Elle m'a envoyé un message pour me demander ce qu'il se passait, que je lui manquais et que même si les choses étaient compliqués entre nous ces derniers temps je restais son ami, mais je lui ai expliqué qu'elle n'était plus la fille que j'ai aimé, qu'il n'y avait plus rien qui la différenciait de mes autres contacts, et qu'on savait tous les deux que ça n'allait plus jamais être comme avant. Nous nous sommes donc mis d'accord pour sortir de nos vie, à contre c½ur cependant, nous étions triste d'avoir tout gâché, toute cette merveilleuse histoire parti en fumé, on espère tout de même se revoir par hasard plus tard. Depuis ce soir tragique du mercredi 17 juin 2009, je persiste à souffrir comme avant, car je sais que c'est définitivement terminé, et elle me manque terriblement. Maintenant lorsque je me connecte à ce terrible msn, je ressens un grand vide, il n'y a plus cette petite touche de magie, tout est redevenu banal, msn n'a plus une très grande importance pour moi. J'ai maintenant l'impression que tout ça n'était qu'un rêve qui s'est mal terminé, que rien de tout ça ne s'est réellement passé, seuls les souvenirs d'elle que je peux toucher me prouvent que ce n'était pas qu'un rêve. Mais dans ma tête Charlène persiste à être comme une amie purement imaginaire. Je ne retrouverais jamais une aussi bonne amie qu'elle ne l'a été pour moi. Personne ne comprendra cette histoire comme je veux la faire comprendre, il faut l'avoir vécu pour la comprendre parfaitement et ressentir ce que j'ai ressenti, et ressens à présent.

# Posté le jeudi 25 juin 2009 19:31

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 12:56



RIEN QUE LE NOM DE SON VILLAGE
ETAIT DEVENU UNE VERITABLE OBSESSION.

Tu me manques.



# Posté le jeudi 30 juillet 2009 09:16

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 13:51

Suite et fin?

Suite et fin?
On peut dire que cette période a mis fin à ma vie, mais en a redémarrer une nouvelle. Celle-ci est cependant plus réaliste, et donc moins intéressante. J'ai l'impression que ma vie n'a plus aucun sens spécifique, et que j'ai perdu ma raison de vivre. J'ai le sentiment de me laisser vivre, sans but, tout est devenu banal.
Nos adieux commençaient à s'éterniser sur nos blogs, et j'avais peur que ça finisse mal comme je le présentais et qu'on se quitte sur une dispute, je ne voulais pas qu'elle garde un mauvais souvenir de moi, même si ça l'aurait aidé à m'oublier plus facilement. Alors j'ai supprimé ou me suis désinscrit de tous les sites où elle pouvait me retrouver, ce qui a mis un point final à tout ça, vu que notre relation ne tenait que par internet. Je ressens maintenant clairement la distance qui nous sépare. Mais je m'étonne en voyant que je commence déjà à faire le deuil, le tout c'est de ne plus y penser, et surtout de ne plus revenir sur ses blogs qui affichent sa petite vie, sans moi, dans ce monde où je n'étais pas le bienvenu. Ma place est ici. Pourquoi ? Seul le destin me le dira. Je ne suis d'ailleurs pas pressé de le découvrir si c'est sans elle.
Dans l'avenir j'essayerai de ne plus trop m'attacher à une fille, et de ne plus avoir une « meilleure amie ». Ca ne devrait pas être trop difficile car je pense que Charlène était le summum de ce que je pouvais rencontrer. Les prochaines déceptions dans ces domaines seront donc moins dures. Tout ça aura au moins réussi à me sortir de ma bulle, bien que je ne trouve pas que ce soit une très bonne chose, j'y étais bien dans mon petit monde. Maintenant c'est dans le monde réel que je vis. Tout m'y semble plus dur et moins drôle. Qu'est ce que je ne donnerais pas pour retourner dans mon monde imaginaire ? Tout ce joli petit univers ne vivra plus que dans mes rêves, finalement ça ne changera pas grand-chose à avant, si ce n'est que je rêvais éveillé, bien que mes yeux viennent tout juste de s'ouvrir pour me montrer ce que je ne voulais pas voir.

# Posté le samedi 27 juin 2009 10:23

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 07:21

La terre est libérée de toute violence. L'Homme a trouvé la solution pour ne plus polluer, toute la race humaine s'entend parfaitement, c'est la paix universelle. Ils vivent en sérénité avec la nature. C'est maintenant un monde de tolérance, un petit paradis où l'on fait la fête au lieu de faire la guerre. Tout le monde est heureux, il n'y a plus de mendiant dans les rues, tous les pays sont développés tout en gardant leur charme. Toutes les maladies n'ont plus de secrets pour l'Homme, plus personne ne souffre de quoi que ce soit.

Quel merveilleux rêve.

# Posté le lundi 29 juin 2009 10:12

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 08:27

Le piano de sable

Le piano de sable
Quant j'étais petite, mon père me disait souvent que lorsque la mer cherchait à nous approcher sur la plage, il fallait la laisser faire, car elle ne pouvait nous apporter que du bon. Il me le disait fréquemment car j'avais peur de la mer, et cette phrase m'a bien aidée. Nous habitions dans une grande maison dont ce qu'on retenait d'elle sont toutes les surfaces de verre qu'elle disposait. Elle était perchée sur d'énormes rochers qui donnaient sur une petite plage entourée par une forêt. Nous étions assez isolés du reste du monde, il fallait un quart d'heure en vélo pour traverser la forêt derrière notre maison pour atteindre le premier village. Il y avait une maison en bois voisine à la notre, elle aussi posée sur cette « ligne de roche », comme je l'appelais étant jeune, mais espacée d'au moins 150 mètres. Cependant elle ne paraissait pas être habitée, la petite famille qui y logeait sortait rarement, on se demandait ce qu'ils pouvaient bien y faire. Nos deux maisons disposaient chacune d'un escalier de fer forgée en parallèle à la ligne de roche qui descendait jusqu'à la plage.
Il faut dire que nous avions les moyens pour habiter dans une telle maison, mon père, qui se prénommait Daniel, était un très bon architecte et ma mère, Fanelli, travaillait dans la rédaction d'un magasine de décoration d'intérieure et était aussi écrivain à ses heures perdues. Mais il faut savoir que pendant sa jeunesse ma mère qui était fille unique et n'avait jamais connu sont père a héritée de tout ce que possédait sa mère lorsqu'elle est morte d'un cancer des poumons. Celle-ci était comédienne dans un grand théâtre, ce qui lui a rapporté énormément d'argent, tellement que mes parents n'avaient pas besoin de travailler pour pouvoir vivre et se faire plaisir toute leur vie. Mais ils préféraient quand même avoir chacun un boulot, ils disaient que comme ça ils profiteraient mieux de tout cet argent ainsi que de notre belle maison. Lorsqu'ils rentraient du travail fatigués, ils étaient heureux de retrouver leur demeure, alors que si ils n'avaient pas eut de travail ils n'auraient pas eut ce sentiment de soulagement et se seraient lassés de cette vie trop facile.
Dans le salon nous avions un piano à queue, et mon père en jouait souvent le soir, il aimait surtout les morceaux mélancoliques, j'aimais m'asseoir à coté de lui pour le regarder jouer. Des fois il m'apprenait de petits morceaux tout simples, mais je dois avouer que je n'étais pas brillante.
Il possédait aussi un petit voilier qu'il utilisait de temps en temps quant il faisait beau, il aimait partir assez loin pour qu'il ne distingue plus rien appart la mer, puis il s'arrêtait, fermait les yeux, et écoutait les vagues claquer sur la coque du bateau, le chant des mouettes, ce silence apaisant, ce léger vent qui le caressait, il se laissait bercer par les vagues. Ca lui faisait du bien, lorsqu'il rentrait il était de très bonne humeur, et il ramenait souvent une peinture qu'il avait faite là bas, du coup ma chambre en était remplie.
Pendant ses temps libres ma mère écrivait, non seulement des histoires mais aussi des poèmes et autres phrases philosophique qu'elle calligraphiait. Elle cuisinait aussi beaucoup et très bien, elle adorait apprendre de nouvelles recettes de différents pays. Elle m'avait d'ailleurs apprise à cuisiner quelques plats simples de la gastronomie française, car parfois il fallait que je me débrouille toute seule lorsqu'ils étaient encore à leur travail.
Moi, Marie, je n'ais jamais eue d'amis étant enfant, appart imaginaires, j'étais trop réservée, trop dans mon monde tout le temps, à chaque fois que quelqu'un voulait apprendre à me connaître à l'école je l'ignorais, ou alors j'inventais un prétexte pour qu'il ou elle arrête de me parler. Je n'aimais pas l'école. J'étais bien, toute seule avec ma solitude, je ne m'ennuyais jamais avec elle. Mes parents m'ont amenés voir un psychologue à plusieurs reprises mais vu que je n'aimais vraiment pas ça ils ont vite arrêté de m'y emmener.
Ils m'avaient offert un magnifique cheval blanc pour mes 10 ans, c'était pour moi l'un des plus beaux jours de ma vie, j'adorais les animaux, les chevaux en particulier. Au départ ma mère montait derrière moi pour m'apprendre à en faire, et je dois dire que je n'ais pas mis longtemps à savoir manipuler « Snow ». Je me souviens m'être cassé la jambe en faisant une mauvaise chute de celui-ci. J'ai dû rester un mois avec la jambe dans le plâtre, une période bien ennuyante. Mon père m'avait dessiné un serpent qui enlaçait ma jambe plâtrée. Ca peut paraître ridicule mais il était tellement bien fait que j'en avais peur, et j'avais hâte qu'on me retire tout ça, mon père ne savait pas que j'avais horreur des reptiles, mais je ne lui en voulais pas, j'en ais plutôt voulu à moi-même, je n'avais qu'à ne pas lui demander de décorer ma jambe.
Parfois mes parents et moi jouions à cache-cache dans la maison, j'aimais vraiment ces moments, et c'était d'ailleurs le plus souvent moi qu'on trouvait en dernière. Sinon nous faisions des concours de la plus belle sculpture de sable, mais mon père gagnait à chaque fois, ce n'était même plus amusant, ma mère et moi étions ébahis à la vue de ses magnifiques ½uvres. C'était la seule raison pour laquelle on continuait de jouer. Mais il y avait une création qui m'avais plus touchée que les autres, c'était un piano droit en sable de taille réelle qu'il avait fabriqué perpendiculairement à la mer et à environ trois mètres de celle-ci. Il était drôlement bien fait, j'ai passée des heures à le contempler, à le caresser avec légèreté pour ne pas l'abimer. Ce jour là il faisait très beau, et le soir j'ai eu le droit au couché de soleil en arrière plan, le ciel était orange, j'étais placée face au coté droit du piano, et donc face au soleil, le coté du piano que je visualisais était donc plus sombre que les autres, je distinguais moins la matière granuleuse que donnait le sable, j'avais ainsi l'impression que c'était un vrai piano, c'était merveilleux. Je voulais qu'il perdure le plus longtemps possible. Je n'ais pas arrêté d'embêter mes parents avec ça, je voulais à tout prix qu'on trouve un moyen de le garder intact. Mon père a réussi à me calmer en me disant qu'il le referait. L'instrument de sable n'a tenu que deux jours, car le deuxième fût très mauvais, on eut droit à un bel orage accompagné d'une forte pluie. Et finalement il ne l'a jamais refait, enfin...
Environ un mois plus tard, mon père partait en mer avec son voilier comme à son habitude pour s'aérer l'esprit, il faisait beau si ce n'est qu'un énorme nuage noir grossissait au Sud. Ma mère et moi lui avons bien dit de rester, et de remettre ça au lendemain, mais il tenait à y aller, il voulait me ramener la peinture du nuage au dessus de la mer. Comme prévu le temps s'est enragé, donnant lieu à des vagues titanesques. Nous ne l'avons plus jamais revu, ni lui, ni son bateau, ils ont complètement disparus de la surface de la terre. Ca a été très dur pour nous deux, j'ai dû arrêter l'école, ma mère n'écrivait plus, ne cuisinait plus, n'allait plus au travail, on ne faisait plus rien, on était comme morte nous aussi, ou plutôt dans une sorte de coma, c'était comme si on sautait une longue période de notre vie, on restait terrées dans notre grande maison qui semblait vide.
Peut à peut nous avons réussis à reprendre des forces, et du courage, on ne pouvait pas faire le deuil, on apprenait à vivre avec.
Depuis cet évènement, j'ai toujours eue l'impression que l'âme de mon père était dans la mer, la mer c'était mon père. Alors des fois je lui parlais, je lui disais qu'il me manquait, que notre piano n'était plus un instrument mais une simple décoration.
Avec ma mère nous sommes devenues plus proches, plus complices que jamais.
Lorsque j'avais vingt et un ans, ce fus au tour de ma mère de me laisser, elle est morte d'une maladie qu'elle avait cru avoir soignée étant jeune, mais celle-ci a refait surface soudainement. Ce fût le coup de grâce pour moi, je ne mangeais plus, ne m'occupais plus de mon cheval, il en est d'ailleurs mort, mais j'étais trop accablée par la mort de ma mère pour le pleurer lui aussi. Comme quant mon père est décédé, je ne faisais plus rien, je restais terrée chez moi, sauf que cette fois-ci, j'étais totalement seule pour endurer cette épreuve. Je ne m'arrêtais plus de pleurer, ça a été beaucoup plus dur que pour mon père. J'ai même songée à mettre fin à mes jours, mais je n'en avais pas le courage. J'étais donc condamnée à endurer, je ne m'en suis jamais remise. Il y a une phrase qui dit : « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort », c'est faux, bien sûr maintenant que je n'avais plus personne je ne risquais plus de souffrir autant que ça, mais ça ne m'a pas rendu plus forte pour autant, au contraire, ça m'as affaiblie, j'étais triste pour n'importe quoi, je ne trouvais plus que la vie valait la peine d'être vécue, je me disais maudite, j'avais complètement perdue confiance en moi.
Bien entendu j'ai héritée de la maison et de tout ce que possédaient mes parents. Au fil du temps j'ai réussi à ne plus y penser et à me faire ma petite routine. J'avais décidée de ne pas travailler, j'ai adoptée un Labrador que j'ai nommé « Spike » et une chatte tigrée du nom de « Clochette ». Je les aimais par-dessus tout, je les comprenais tout comme j'avais l'impression qu'ils me comprenaient. La journée je lisais, cuisinais, dessinais, photographiais, allais jouer sur la plage avec Spike, écrivais sur le sable les promesses que je me faisais et que je ne tiendrais jamais, et la nuit, j'écrivais. Même si j'avais retrouvée le sourire, je ne m'étais cependant toujours pas rattachée à la vie. Je la vivais parce qu'il fallait la vivre. Aussi je me posais beaucoup de questions sur celle-ci, et je trouvais quand même beau de pouvoir voir toutes ces couleurs, ces contrastes, ces lignes, ces formes, pouvoir sentir, même des odeurs désagréables, pouvoir goûter toutes ces saveurs, pouvoir sentir les choses contre sa peau, le vent, le sable, l'eau, même les douleurs, pouvoir penser et réfléchir, toutes ces choses qui prouvent qu'on est encore en vie, ces choses qui font partie de l'expérience humaine. On ne se rend pas toujours compte mais c'est une grande chance qu'on a de faire fonctionner tous ces sens.
Une nuit, j'ai rêvé que je recevais une lettre de mon père, je ne savais pas ce qu'il me disait mais il me voulait que du bien. Je n'ais pas comprise la signification de ce rêve, pour moi il n'avait aucun sens. Le matin, sur le coup des sept heures, je déambulais dans ma maison avec une tasse de café à la main, mes animaux dormaient encore. J'ouvrais des tiroirs qui n'avaient pas été ouverts depuis bien longtemps, j'ai trouvé beaucoup de petits souvenirs de mes parents, comme des photos, des bijoux, des bonbons qui n'avaient jamais été mangés... Je m'asseyais quelques instants sur le tabouret du piano à mon père, effleurais les touches d'ivoire de mes doigts délicats, puis allais me poster devant la grande baie vitrée qui donnait sur la plage. Et là, ce que je voyais me fis frissonner d'effroi, j'en avais les larmes aux yeux. Sur la plage était sculpté un piano droit, le même qu'avait bâti mon père à l'époque, exactement à la même place. Je suis restée figée pendant une bonne minute avant de me décider à descendre sur la plage pour vérifier si ce n'était pas une hallucination ou autre effet quel qu'il soit. Je marchais lentement en croisant mes bras pour maintenir ma robe de chambre fermée, l'air était encore frais. Plus je m'approchais de lui, plus j'avais peur, je n'arrivais toujours pas à comprendre comment il était arrivé là, qui l'avait sculpté ? Surtout que si quelqu'un l'avait sculpté, il l'aurait fait pendant la nuit précédente, dans le noir, ça n'avait aucun sens, de plus il n'y avait jamais personne sur cette plage à part moi, je ne savais même pas si j'avais encore des voisins. J'en suis même venue à me demander si ce n'était pas le fantôme de mon père qui était venu le rebâtir comme il me l'avait promis lorsqu'il était encore en vie. Arrivée devant le piano, j'étais comme pétrifiée, je suivais ses lignes des yeux, faisant attention au moindre détail. Au bout de cinq minutes, j'arrivais enfin à déplacer un bras vers le piano, lentement, je caressais le haut du piano de sable. Il était réel, je sentais la matière granuleuse encore fraiche. Je caressais ensuite le bout des touches avec deux doigts. Je fis le tour de l'instrument, je n'avais plus peur maintenant, j'étais heureuse de le revoir. Une heure passa, et je décidais de rentrer, ce n'était pas en restant planter devant toute la journée que j'allais savoir comment il était arrivé là. Cependant j'avais peur qu'il disparaisse.
Plus tard dans la journée, je suis revenue sur la plage pour jouer avec mon chien, j'avais pris un bout de bois que je lui lançais. Le piano était toujours là. Je lançai une énième fois le bâton, j'étais face au piano à une dizaine de mètres, mais cette fois-ci je le lançai un peu trop tard dans l'élan de mon bras et le bâton heurta la façade du piano, au dessus du clavier, et s'échoua sur celui-ci. Cependant, à ma grande surprise, la sculpture de sable n'eue aucun dommage mais les touches s'enfoncèrent sous le choc du bout de bois et un son en sorti. J'allais rejoindre le piano et repris le bâton pour le jeter derrière moi. Je voulu vérifier si j'avais bien vu et entendu ce qu'il s'était passé, alors j'appuyai sur des touches au hasard, et mes doigts s'enfoncèrent dans celles-ci et des sons en sortis, comme un vrai piano. Je restais bouche bée. Mais je ne m'arrêtais pas là, mes doigts continuèrent de jouer, c'était un des morceaux que mon père jouait, pourtant je ne l'avais jamais appris, je n'avais même jamais prise de leçon de piano, je le jouais pourtant parfaitement bien jusqu'à la fin. Ca me faisait du bien. A la fin du morceau, j'accourus chez moi pour prendre le tabouret du piano à queue et l'emmenai devant l'instrument de sable, j'ai pu ainsi jouer tout le reste de la journée. C'était toujours des morceaux que mon père jouait. Je ne comprenais toujours pas comment tout ça était possible, tout ce que je savais c'est que ça me rendait heureuse, ça m'a même fait pleurer de joie. Tous les jours le piano m'attendait sur la plage, je me levais tôt et me couchais tard, c'était devenu ma nouvelle routine. Et certains soirs, lorsque je rentrais chez moi et essayais de jouer sur le vrai piano, je n'y arrivais plus, je ne me souvenais plus comment on faisait. Cette routine dura deux mois.
Elle se termina un triste jour d'automne, le ciel était envahi d'énormes nuages d'un noir opaque, la mer était déchainée, comme le jour où mon père a disparus. Je jouais un morceau mélancolique mais qui bougeait quand même beaucoup. Je ne voyais pas la mer grimper sur la plage, j'étais concentrée sur le clavier de la sculpture magique. Je sentais mes pieds qui pataugeaient dans l'eau, c'était plutôt agréable. Cependant le niveau continuait de monter, sans pour autant déformer mon piano, je sentais les vagues me pousser hors du tabouret. Je continuais de jouer. L'eau m'arrivait au cou, la mer avait submergé toute la plage, les vagues essayaient de me noyer. Je continuais quand même de jouer, car je me rappelais ce que me disais mon père quant j'étais petite, lorsque la mer cherche à nous approcher sur la plage, il faut la laisser faire, car elle ne peut nous apporter que du bon. Donc je n'avais pas peur, je me disais que j'allais m'en sortir. Mais la mer était plus forte que moi, et j'ai dû lâcher prise, et n'arrivais plus à trouver la surface de l'eau, je perdis connaissance.
Je me réveilla, lorsque je me souvins de ce qu'il s'était passé, le fait de me réveiller m'étonna beaucoup, ou alors était-ce là le monde des morts ? Je regardais autour de moi, j'étais dans une pièce dont les cloisons étaient en bois, j'étais allongée sur un lit deux places en bois lui aussi. Ce qui me parut bizarre aussi c'est que j'étais juste en culotte et soutien gorge. Je décidais de me lever et de sortir de la pièce, je voulais savoir où j'étais et comment j'étais arrivée là. A peine eue-je le temps d'ouvrir la porte qu'un homme me dit bonjour. Il me demanda ensuite comment j'allais. Je n'ais pas pris la peine de lui répondre, j'avais trop de questions à lui poser, je lui demandais d'abord où j'étais. Il me répondit que j'étais chez lui, alors je lui ais demandé qui il était, et j'ai appris que c'était mon voisin, du nom de Frédéric, un voisin que je n'ais jamais connu, je pensais que je n'en avais pas. Il m'expliqua que sa mère était gravement malade lorsqu'il était jeune, et pour ne pas arranger les choses son père était alcoolique. Celui-ci est très vite parti de chez eux et les laissa tout seuls. Lorsqu'il avait 19 ans sa mère l'a quitté à son tour. Il a donc été très seul lui aussi. Après ça je lui ais demandé comment j'étais arrivée là. La réponse était qu'il avait sauté à l'eau pour venir me sauver de la noyade, et il ajouta qu'il s'était permit d'enlever mes vêtements mouillés pour que je ne prenne pas froid. Je l'ais remercié de m'avoir sauvé la vie. Je trouvais ça agréable de discuter avec un être humain, j'avais perdue l'habitude, à vrai dire je n'avais jamais prise l'habitude. Ensuite il m'a demandé ce que je faisais tous les jours sur la plage avec mon tabouret. J'ai dû lui faire répéter cette question, car elle me semblait idiote. Alors il me reformula la question et demanda ce que je faisais sur mon tabouret avec les mains qui pianotaient dans le vide. « Vous n'avez pas vu le piano sur lequel je jouais ? » ais-je demandé. Il me certifia qu'il n'y avait aucun piano sur cette plage. Il dû d'ailleurs me le répéter plusieurs fois avant que j'arrive à le croire, je ne pouvais pas imaginer que tout ça n'était qu'une illusion, il était si réel. J'ai accouru à la fenêtre qui donnait sur la plage pour lui montrer que j'avais raison, mais l'instrument avait disparus. Je me suis alors mise à pleurer de toutes mes forces. Il me prit dans ses bras et essaya de me consoler en me disant que sa solitude lui avait fait imaginer une vieille femme qui essayait de le convaincre de se donner la mort. Mais il a réussi à la combattre et à la faire disparaître.
Après cet évènement nous ne nous sommes plus quittés, on est tombés amoureux, nous avons tous les deux retrouvés un sens à notre vie, j'ai trouvé un travail et ais prise des leçons de piano.


Je remercie Morgan Chaleyssin de m'avoir transmis son amour pour le piano.

# Posté le samedi 11 juillet 2009 17:05

Modifié le lundi 31 août 2009 10:37