Ce mystérieux cadeau m'est parvenu lorsque j'étais en 4ième, l'un de mes meilleurs amis a tenu à me présenter une nouvelle amie à lui dont il était dingue à l'époque il me semble. Cette fille il l'a connu par le biais de la cousine à celle-ci qui était une amie à la s½ur de mon ami qui était dans le même collège que nous. Aussi cette cousine habitait dans le même village que mon ami, mais il me semble qu'elle a déménagé depuis.
Pour en revenir à cette mystérieuse fille, il me semble qu'elle et mon ami sont brièvement sortis ensemble (par correspondance) avant qu'il ne me la fasse connaître. Avant que je la connaisse, lorsque mon ami me parlais d'elle je n'y donnais pas plus d'importance que ça, je ne me doutais pas qu'elle était si merveilleuse.
Arriva enfin le merveilleux jour où nous nous sommes connus, mon ami Tony m'a donné son adresse msn, car malheureusement, cette fille n'habitait pas dans le coin. Quand j'y repense, ça ne m'étonne pas, ça aurait été trop facile, trop beau, mais d'un autre coté, si nous aurions été proche l'un de l'autre géographiquement parlant notre relation n'aurais sans doute pas été la même, pas aussi compliqué, belle et longue.
Le soir de notre rencontre est maintenant un peu trop lointain pour que je l'explique en détail mais tout ce que je peux certifier c'est que le courant est passé immédiatement. Nous nous sommes rendu compte que nous avions beaucoup de point communs et pratiquement les mêmes goûts, nous ressentions les mêmes choses, nous nous comprenions parfaitement. Nous étions tous les deux dans notre monde, un monde féerique, un vrai conte de fée. Elle, c'était moi mais dans le sexe opposé, du moins c'était l'impression que j'avais de temps à autres. De plus cette fille avait un physique attachant, si je n'avais pas compris le sens du mot « magnifique », je crois qu'elle me l'aurait appris. A mes yeux elle était parfaite, aucun de ses petits défauts ne réussissaient à défaire la fascination que j'éprouvais pour elle, au contraire, j'aimais ses défauts, ils participaient à la rendre parfaite. A chaque fois que je lui parlais je pouvais ressentir en elle cette mélancolie, ce romantisme, cette poésie et cette philosophie que j'aime tant aussi et qui étaient les piliers de notre relation. Nous nous sommes donc très vite attachés l'un à l'autre. Je pense que j'ai toujours été quelqu'un de très sensible au fond de moi, mais j'ai l'impression que cette personne me l'as fait remonter à la surface et l'as fait s'amplifier, j'ai l'impression qu'elle ma formé sans le vouloir. Aussi j'arrivais à rattacher tous ce que je voyais ou vivais à elle, surtout ces derniers temps. Un rien me faisais penser à elle.
Un peut plus tard la fille m'as parlé d'une amie à elle, la meilleure à l'époque, celle-ci avait vu une photo de moi et me trouvais mignon, elle voulait me connaître aussi. En la connaissant mieux je voyais bien qu'elle était amoureuse, mais le problème c'est que moi la seule fille qui m'intéressait c'était « p'tite fée ». Et j'ai appris plus tard qu'elle aussi voulait être avec moi. On a donc cherché un moyen pour sortir ensemble sans faire souffrir son amie, mais deuxième problème, mon ami Tony était encore amoureux de p'tite fée, il fallait donc trouver un moyen pour ne pas les faire souffrir tous les deux. Nous avons ensuite décidés de se jeter à l'eau et sommes sortis ensemble malgré tout, nous avons d'ailleurs failli perdre nos deux amis sur le coup mais finalement ils se sont connus eux aussi et sont sortis ensemble. C'est à partir de cette période qu'on a eu cette grande envie de se rencontrer pour de vrai, même si on savait que ça n'allait pas être aussi simple que sur msn. Quant je pensais que sa cousine était dans mon collège, ça me paraissais invraisemblable. On était tout excités à l'idée qu'on puisse se voir en vrai, c'était comme si on allait rencontrer un ami imaginaire, on ne pensait pas que c'était possible, et ça allait être l'occasion de vérifier si on existait vraiment, et si on était pareille que sur msn, car derrière notre ordinateur on ne peut pas être vraiment sûr de savoir à qui on parle vraiment, et pour nous c'était peut être trop beau d'avoir trouvé une personne avec qui on s'entend aussi bien.
Le jour de notre rencontre est enfin arrivé, et comme prévu il est passé à une allure folle, pourtant nous nous ne sommes pas adressé la parole une seule fois, nous étions tous les deux trop timides, moi et mon ami sommes restés à l'écart et elle et ses amis de même, mais ça a quand même été un moment intense pour moi. Cette journée terminé je m'en suis voulu de n'avoir pas fait d'efforts pour lui parler, j'avais peur de l'avoir déçu et que tout soit fini, et il était clair que nous n'allions pas continuer à sortir ensemble, cependant notre relation est resté la même qu'avant. Elle est resté ma meilleure amie et nous avons continués à nous dire « Je t'aime » à chaque fois qu'on se quittait. Après ce jour il y a eu des périodes où nous nous sommes moins parlé que d'autres mais le courant passait toujours aussi bien. Depuis ce jour nous n'avons pas arrêtés de chercher un moyen de se rencontrer sans être mal à l'aise, et en essayant d'être comme on est sur msn. Nous avions peur de nous décevoir mutuellement et que ça mette fin à cette belle histoire. Nous nous sentions comme dans une prison informatique, et nous avions l'impression que personne ne pouvait comprendre ce que nous vivions et nous aider, nous nous sentions comme seuls au monde. Je me suis toujours senti protecteur envers elle, à chaque fois que quelqu'un parlais d'elle ça me contrariais, j'ai toujours eu peur qu'on dise du mal d'elle, elle ne le méritait vraiment pas, ou que quelqu'un d'autre dans mon entourage ne fasse sa connaissance, pour moi elle était à moi, elle m'appartenait, personne ne méritais de la connaître, même moi je me trouvais pas assez bien pour elle, c'est pourquoi j'ai toujours évité d'en parler à qui que ce soit excepté Tony qui la connaissais autant que moi. Il faisait parti de notre histoire.
Pour moi nous étions fait l'un pour l'autre, elle aussi paraissait le croire au début, je me disais que pour le moment nous profitions de notre jeunesse tous les deux de notre coté mais que plus tard nous aurions été ensemble quoi qu'il arrive, comme un conte de fée, je me voyais vivre heureux avec elle. Du coup lorsque j'avais un problème de c½ur je n'avais qu'à penser à elle pour me remonter le moral, car parmi toutes les filles avec qui je suis sorti ou que j'ai même vu, c'était avec elle que je voulais vraiment être, et pour moi le fait qu'on termine ensemble était inévitable.
Ensemble nous avions des rêves, nous rêvions d'être voisin et d'être tout le temps ensemble pour parler jusqu'à point d'heure, main dans la main, en nous promenant ou en étant blottis sur un canapé près d'un feu... C'était ma confidente, elle était la fille qui me connaissait le mieux intérieurement. Mais nous nous connaissions sans vraiment nous connaître.
Plus tard nous avions l'impression que nous étions tous deux dans un monde différent mais parallèle, mon monde comprenais tous les lieux qui formaient mon quotidien, en particulier mon village, et de même pour le sien. Pour nous ça n'était pas possible de pénétrer dans le monde de l'autre, il y avait comme un règlement qui l'interdisait. Aussi nous avions l'impression d'être comme des amis imaginaire, puisque nous nous parlions sans jamais pouvoir nous voir, nous étions comme un rêve.
Un soir nous nous sommes dis qu'il serait peut être bien qu'on essaye de s'appeler au téléphone, ça nous apprendrais à nous parler en vrai, petit à petit, les conversations auraient étés de plus en plus longues à chaque appels. Mais nous n'osions pas, c'était une chose encore inconcevable pour nous. Elle m'a proposé tout de même de m'appeler juste pour m'entendre dire « allô ? », juste pour entendre ma voix, malgré qu'au téléphone celle-ci soit quelque peu déformé, ensuite elle raccrocherait sans dire un mot, elle n'avait pas le courage et avait peur d'être prise d'un fou rire. J'ai donc été d'accord et ai réussi à dire ce mot tout simple qui me paraissais imprononçable à cause de tout ce stresse. Elle n'en revenait pas et moi non plus, c'était la première fois qu'elle entendait ma voix, et quand je pensais qu'elle était au bout du fil, ça me rendait dingue. Plus tard j'ai été curieux de voir où elle habitait, j'ai donc noté son adresse sur Google map, et je connais maintenant l'itinéraire pour aller de chez moi à chez elle par c½ur.
Quelques temps après, comme je n'arrivais vraiment pas à lui envoyer un fichier par Internet, j'ai décidé de lui graver sur CD et de lui envoyer par la poste joint d'une jolie lettre, ça allait rendre nos existences plus réelles. En la lui envoyant j'avais l'impression de briser toutes les règles, je ne savais pas si la lettre allais lui parvenir, quant je pensais qu'elle provenait de mon monde, qu'elle avait été écrite par moi, et qu'elle allait bientôt être dans les mains de mon amie, je ne pouvais pas le concevoir. Mais cette lettre qu'elle attendait avec impatience lui est parvenue et elle lui fit beaucoup plaisir, elle voyait pour la première fois mon écriture, qui lui a aussi beaucoup plu d'ailleurs. Elle m'a ensuite envoyé une lettre quelques jours plus tard elle aussi, qui ne m'ai pas parvenu tout de suite, avant cela nous avons réussis à nous rencontrer. Mais nous étions trop hâtifs. La veille de ce jour nous étions tout excités, nous n'arrivions pas à croire qu'on allait se rencontrer si rapidement, seuls tous les deux, et je ne sais pas pourquoi nous étions particulièrement confiants, surtout elle. Mais à l'intérieur nous n'étions pas encore prêts à nous rencontrer. Ce soir là j'ai même réussi à l'appeler pour lui dire comment nous allions procéder, et elle me répondait sans hésitations, j'ai même réussi à lui sortir notre éternel « Je t'aime », je n'arrivais pas à me rendre compte de ce qu'il se passait, c'était incroyable. Sur msn elle avait tendance à dire que je l'idéalisais trop, je savais qu'elle se trompait. Le lendemain, avant d'aller la rejoindre à Grenoble, j'étais terriblement stressé, d'un coté j'avais l'impression que le temps passait lentement parce que je voulais être enfin avec elle, et j'avais aussi le sentiment que ça allait bien se passer, mais d'un autre coté j'avais l'impression que le temps passait vite car je ne me sentais pas encore prêt, je préparais dans ma tête ce que j'allais lui dire en la voyant, ainsi que des sujets de conversations. L'instant fatidique arrivé, tout s'est passé à merveille du début à la fin, nous n'étions pas stressés, elle m'a fait visiter partiellement son monde, j'ai vu son lycée, où elle habitait et nous avons même croisé son père accompagné de sa s½ur en voiture et des amis à elle de loin, nous avons bien parlé, je n'avais même plus envie de repartir, nous avons tous les deux trouvés que c'était comme sur msn, et à la fin nous nous sommes même fait un câlin. C'était comme si mon rêve le plus fou se réalisait. Durand tout l'après midi je l'ai admiré autant que je le pouvais, je n'arrivais toujours pas à en croire mes yeux, elle était comme je l'imaginais. Evidemment tout est passé à une allure folle, et lorsque nous avons dû nous quitter, j'ai eu l'impression de ne pas l'avoir vu partir, elle a carrément disparu, et elle m'a manqué immédiatement, tout ce qui s'était passé m'a paru n'être qu'un rêve, comme si rien de tout ça ne s'étais passé. Mais on allait enfin pouvoir s'apprécier en vrai. Je lui ai même promis de lui montrer mon monde à mon tour. Nous avions enfin trouvé la solution. Tout s'est enchaîné tellement vite, et s'est pourtant passé si bien, c'était trop parfait pour être vrai, je savais qu'il allait y avoir une mauvaise conséquence en contre partie.
Depuis cette journée jusqu'à aujourd'hui il n'y a plus eu un seul jour où je ne pensais pas à elle, mais j'avais l'impression de l'avoir déçu, c'était peut être physiquement, sinon je ne vois pas vu qu'elle m'avait dit que j'étais comme sur msn. Quelques jours plus tard j'ai enfin reçu sa lettre que j'ai adoré et que je garde précieusement, elle y avait même joint une pièce de deux centimes qu'elle m'a conseillé de prendre comme porte bonheur car le deux était son chiffre fétiche, ce que j'ai fait volontiers. Je l'ais donc percée et accrochée à mon coup pour ne pas la perdre. Elle a une immense valeur pour moi, ça me bouleverserait de la perdre, vu qu'elle vient d'elle, elle serait irremplaçable, et puis c'est l'un des seuls souvenirs qu'il me reste. Mais rien ne s'est plus passé comme avant, je savais que notre rencontre allait changer les choses, mais pas autant que ça. Son comportement n'était plus le même. C'était comme si le fait de nous avoir rencontré avait crée un bug, ou alors était-ce notre châtiment pour avoir enfreins les lois de nos deux mondes. En plus ces temps ci je n'allais pas très bien moralement, et tout a empiré lorsque mon ami Tony a reproché à mon amie de ne pas lui en avoir parlé, il lui a dit qu'elle était la coupable, ce qui n'était pas vrai, elle avait juste bien gardé mon secret comme elle savait si bien le faire. Ca l'a mit dans tous ses états, et elle a voulu sortir de ma vie, pour elle comme pour moi le regard des autres et très important, et elle ne voulait pas que les personnes de mon monde pensent du mal d'elle, ce que je comprends très bien, mais moi il m'en aurait fallu plus pour que je me détache d'elle. Parfois je lui disais que je l'aimais plus qu'elle ne m'aime pour la charrier, elle avait beau le nier et dire tout ce qu'elle voulait, j'avais raison.
Cette période a été la plus désagréable de notre relation, peut être même de ma vie. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait en elle, je ne la comprenais plus. Elle m'a dit que je lui faisais peur, que ça allait trop vite, j'avoue que je lui ai mis un peu la pression, je voulais être tout le temps avec elle, et connaître ses amis, je voulais faire parti intégrante de sa vie. J'éprouvais même une certaine jalousie envers ses amis, j'étais jaloux qu'ils puissent profiter d'elle au quotidien, et pas moi. J'avais l'impression qu'elle ne voulait plus me revoir du tout, elle avait même renoncé à me dire notre « Je t'aime », elle disait qu'elle ne voulait plus me faire de promesse. Si je ne pouvais pas l'apprécier en vrai, je voulais au moins que tout redevienne comme avant, mais ce n'était pas possible non plus. Alors je soufrais, je n'ais jamais autant souffert pour une fille, elle a même réussi à m'arracher quelques larmes, je sentais que c'était la fin, mais si je ne pouvais pas vivre dans ses bras, je voulais au moins rester un bon ami pendant très longtemps, je ne concevais pas ma vie sans elle, depuis que je l'ais connu ma vie a tourné autour d'elle. J'avais maintenant l'impression que notre relation repartait dans l'autre sens, j'avais l'impression de la connaître de moins en moins, et qu'on se dirigeait vers le stade où nous ne nous connaissions pas encore. Petit à petit nous revenions à la dure réalité, la vie n'est pas un conte de fée, nous qui ne voulions pas grandir, j'ai l'impression que nous avons tout deux mûris d'un seul coup, et elle en première. Je me disais que finalement nous ne nous ressemblions pas tant que ça, elle est extravertis, plutôt travailleuse, nous n'avons pas du tout le même style de vie... Au bout d'un moment j'ai perdu espoir, et j'en avais marre de me faire autant de mal pour elle, je pensais qu'elle m'avait sauvé lorsque j'allais mal, mais en faite j'avais plutôt l'impression qu'elle allait finir par me tuer. Alors j'ai décidé de couper les ponts sans rien dire et de l'oublier. Ca commençait à marcher, jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive de mon absence. Elle m'a envoyé un message pour me demander ce qu'il se passait, que je lui manquais et que même si les choses étaient compliqués entre nous ces derniers temps je restais son ami, mais je lui ai expliqué qu'elle n'était plus la fille que j'ai aimé, qu'il n'y avait plus rien qui la différenciait de mes autres contacts, et qu'on savait tous les deux que ça n'allait plus jamais être comme avant. Nous nous sommes donc mis d'accord pour sortir de nos vie, à contre c½ur cependant, nous étions triste d'avoir tout gâché, toute cette merveilleuse histoire parti en fumé, on espère tout de même se revoir par hasard plus tard. Depuis ce soir tragique du mercredi 17 juin 2009, je persiste à souffrir comme avant, car je sais que c'est définitivement terminé, et elle me manque terriblement. Maintenant lorsque je me connecte à ce terrible msn, je ressens un grand vide, il n'y a plus cette petite touche de magie, tout est redevenu banal, msn n'a plus une très grande importance pour moi. J'ai maintenant l'impression que tout ça n'était qu'un rêve qui s'est mal terminé, que rien de tout ça ne s'est réellement passé, seuls les souvenirs d'elle que je peux toucher me prouvent que ce n'était pas qu'un rêve. Mais dans ma tête Charlène persiste à être comme une amie purement imaginaire. Je ne retrouverais jamais une aussi bonne amie qu'elle ne l'a été pour moi. Personne ne comprendra cette histoire comme je veux la faire comprendre, il faut l'avoir vécu pour la comprendre parfaitement et ressentir ce que j'ai ressenti, et ressens à présent.


